L’an 0 n’a pas existé.
Entendu dans la rue :
- J’adore ce magasin parce qu’il classe tout par tailles !
Voilà, c’est tout : juste un petit coup de pouce à l’aspirant businessman du prêt-à-porter qui sommeille en vous.
Entendu dans le métro :
- Il peut facilement dépenser 50 pièces toutes les semaines dans les bars, mais il est incapable de s’acheter deux napperons !
Un sage homme ?
- Ça, tant que je ne l’aurai pas vu de mes propres yeux, je n’y croirai pas.
- Ah bon, tu es comme Saint-Thomas, tu ne crois que ce que tu vois !
- Non. Parce que Saint-Thomas non plus, je n’y crois pas.
J’ai aujourd’hui attendu 20 minutes à la photocopieuse pour que la dame qui me précédait puisse imprimer sa somme intitulée “Comment Dieu Peut Restaurer Votre Mariage”.
1. Le quotidien a sa beauté.
2. Le quotidien ? À saboter.
“Je cède bien ma place sur la banquette du bus à l’usager qui me dépasse en âge : pourquoi le gamin sur sa balançoire n’en ferait pas autant pour moi ?” plaidais-je au policier de passage, lequel ne semblait hélas pas d’humeur à jouer les médiateurs dans le conflit qui m’opposait au petit Kévin, 5 ans et demi.
Cette année encore, la finale du Grand Concours de Funambulisme s’est jouée sur un fil.
“Vis sans filtre”. De deux choses l’une : m’adjoint-on ici à “vivre sans filtre”, auquel cas j’exige un mode d’emploi (où donc trouver ce filtre qu’il m’appartient de contourner, d’esquiver, d’arracher, de déchiqueter, d’éradiquer, que sais-je encore, et puis les filtres à cigarettes sont bien utiles, alors peut-être que mon filtre vital…) ou bien tenterait-on de me vanter les mérites d’un breuvage qui, bien qu’il n’ait pu se passer d’inclure un objet métallique certainement peu digeste dans sa confection, nous propose à l’instar du Coca Zéro une version édulcorée de son produit ?
Me voilà plongé dans une angoisse que seule une bonne bière saura dissiper.